L'arrivée d'animaux clonés dans les assiettes des consommateurs européens ne semble pas pour demain, contrairement à ce qui se passera aux Etats-Unis, en raison des craintes de l'opinion et des doutes des experts, illustrés jeudi par un avis critique d'un comité bioéthique.
Le comité d'éthique européen sur la science et les nouvelles technologies (EGE), a dit ne "pas voir d'arguments convaincants justifiant la production de nourriture à partir de clones et de leur progéniture".
Il prend surtout ses distances avec les Etats-Unis, où FDA a donné cette semaine son feu vert à la commercialisation de produits issus de bovins, d'ovins et de porcs clonés, les considérant comme étant sans risque pour la consommation humaine.
Au final, l'avis plutôt négatif du comité bioéthique et les résultats de l'enquête d'opinion pourraient donner des arguments suffisants à la Commission pour refuser, au moins dans l'immédiat, une commercialisation des produits clonés pour l'alimentation, et éviter ainsi de déclencher une nouvelle polémique après celles sur les OGM et les hormones.
Les "ethiques" n'ont jamais pas arretes l'industrie biotechnologique de developper. Il faut que il y a plusieurs critères stricts pour garantir l'innocuité des produits des animaux clonés et de leur progéniture, veiller à une traçabilité fiable et au bon traitement des bêtes. Mais les aliments provenant de clones d'animaux ne présentaient pas plus de danger que ceux issus d'animaux conçus de manière traditionnelle.